Spécialiste marketing digital
Post LinkedIn lead magnet · Training
C’est ceux qui en savent le plus qu’on comprend le moins. En 1990, Elizabeth Newton, a mené une expérience qui allait révéler l'un des biais cognitifs les plus destructeurs en communication. Elle a divisé les étudiants participants en deux groupes, les Tapeurs et les Auditeurs. Les Tapeurs recevaient une liste de 25 chansons ultra-connues comme Joyeux Anniversaire ou Yesterday (des Beatles pour les moins de 24 ans). Leur mission, taper le rythme sur une table avec leurs doigts. Les auditeurs devaient deviner la chanson. Avant de commencer, Newton a demandé aux tapeurs d'estimer leur taux de réussite. Leurs prédictions tournaient autour de 50 %. Après tout, tout le monde connaît ces chansons, ça ne doit pas être trop compliqué. Les Tapeurs ont commencé à se prendre pour Tommy Lee. Toc-toc-toc-toc. Dans leur tête, c’est super clair, ça ne devrait pas être compliqué pour les autres.. Au final, taux de réussite réel, 2,5 %. Sur 120 chansons tapées, seulement trois ont été identifiées correctement. Les Auditeurs n'entendaient que des coups aléatoires sur une table. Aucune mélodie, aucune structure. Les Tapeurs, frustrés, tapaient de plus en plus fort, comme si le volume allait aider… Cette expérience illustre le Curse of Knowledge, la malédiction de la connaissance. Une fois que vous savez quelque chose, il devient neurologiquement impossible de vous mettre à la place de quelqu'un qui ne le sait pas. Vous entendez la mélodie, et vous êtes convaincu que les autres aussi. Cette malédiction détruit la communication professionnelle tous les jours. Vous êtes en rendez-vous commercial, vous présentez votre offre et vous détaillez ce qui vous différencie avec des formules toutes faites comme : "Notre approche est centrée sur l'expérience utilisateur avec une intégration native dans l'écosystème client." Dans votre tête, c'est clair. Vous entendez la mélodie. Vous savez ce que signifie chaque terme. Vous avez le contexte, les cas d'usage, toute l'histoire. Mais votre prospect, il n’entend des coups sur une table. Il hoche la tête poliment, fait semblant de noter un truc, mais dans son cerveau… rien. Il ne connait ni le contexte, ni l’histoire. Il ne voit pas la différence entre "intégration native" et "connexion API standard". Il ne distingue pas votre "méthodologie propriétaire" de ce que disent tous vos concurrents. Après votre présentation, il va en voir trois autres et tous vont lui dire qu'ils sont différents… avec les mêmes expressions. Approche innovante, méthodologie unique, solution sur mesure… Votre cerveau associe “intégration” à des images concrètes. Celui du prospect, non. Sans contexte, le mot reste vide. Il ne déclenche ni souvenir, ni émotion, ni projection. Pour lui, c’est comme du morse vietnamien. Testez toujours votre pitch sur quelqu'un qui ne connaît rien à votre secteur. – Cliquez ici pour découvrir la seule formation sur le NeuroTelling (réservée aux entreprises) et sortir de la malédiction du savoir : neurotelling.com
Mécanisme lead magnet
Cliquez ici pour découvrir la seule formation sur le NeuroTelling (réservée aux entreprises) et sortir de la malédiction du savoir : neurotelling.com